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Procédure et recommandations

relatives à la soumission de travaux rédactionnels à l’Iega

L'Institut d'études de géopolitique appliquée (Iega) remercie toutes celles et ceux qui souhaitent contribuer à ses activités de recherche et de réflexion stratégique. Les présentes recommandations visent à encadrer le processus de soumission et à garantir un accompagnement optimal pour l'ensemble des contributeurs potentiels.

Présentation de l'Iega

Think tank français indépendant, l'Iega est consacré à l'analyse des relations internationales et des dynamiques géopolitiques contemporaines. Nos publications se déclinent en plusieurs formats destinés à un lectorat diversifié : praticiens des affaires internationales, chercheurs, étudiants de second et de troisième cycle, institutionnels français et étrangers, ainsi qu'acteurs du monde économique et stratégique. 

Formats de publication

  • Policy paper : format concis, orienté vers l'analyse opérationnelle et la prospective. Ce type de contribution s'adresse prioritairement aux auteurs disposant d'une solide expertise thématique et d'une approche appliquée.

  • Étude : article analytique et approfondi, davantage centré sur les dimensions théoriques, méthodologiques et stratégiques. Ce format s'inscrit dans les codes de la recherche académique.

  • Revue diplomatique : publication trimestrielle de l'Iega. Les contributions y sont exclusivement admises dans le cadre d'appels à contribution spécifiques.

L'Iega accueille des propositions spontanées émanant de chercheurs, experts et professionnels souhaitant s'associer à ses travaux. Ces contributions doivent :

  • Être inédites et non publiées ailleurs ;

  • Ne pas concerner un sujet déjà couvert par un appel à contribution en cours ;

  • Respecter les standards académiques en vigueur.

Les formats de publication proposés permettent d'exprimer différents degrés d'analyse, garantissant ainsi une pluralité d'approches et de perspectives.

Processus de soumission

Les contributions doivent être transmises en format Word, rédigées en Times New Roman, taille 12, et accompagnées :

  • D'un résumé exécutif (une page maximum) ;

  • D'un curriculum vitae actualisé de l'auteur.

L'ensemble du dossier doit être envoyé à : secretariat@institut-ega.org

En cas de sélection, la direction de l'institut, après avis du comité de lecture, prendra contact avec l'auteur afin d'échanger sur les dernières étapes avant publication.


Appel à direction de projet

Numéro de la Revue diplomatique de l'Iega 

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Les États-Unis : repli imparfait, rupture impossible ? Les ambivalences d'une superpuissance instable

La Revue diplomatique

La Revue diplomatique regroupe un ensemble de publications inédites portant sur un thème d'actualité géopolitique. Sa parution est trimestrielle pour les numéros réguliers, entre lesquels peuvent s'insérer des numéros hors-série.

Chaque numéro de la Revue diplomatique fait l'objet d'un important travail de conception, d'élaboration et d'édition, afin de garantir la qualité des contributions et la cohérence générale de l'ensemble.

Les numéros réguliers et les hors-séries sont supervisés par la direction générale de l'Iega et la direction du département concerné. Les propositions sont évaluées en double aveugle par un comité scientifique formé ad hoc

Objet de l'appel à projet

Le développement de l'ordre international après 1945 a été instrumentalisé dans la consolidation de la superpuissance des États-Unis. En favorisant un système international fondé sur la norme et le respect du droit international, puis en usant de son poids normatif, Washington a mis en place une architecture économique et sécuritaire en accord avec ses intérêts.

En dépit de cela, les États-Unis ont continué à entretenir un rapport ambivalent avec l'ordre international, alternant, comme depuis deux siècles, les phases d'ouvertures et de replis. Le mandat Trump II ne représenterait qu'une étape supplémentaire dans un cycle éprouvé. Les germes de la politique trumpiste se trouvent dans le terreau historique et socio-politique qui nourrit l'imaginaire politique américain.

Cela ne doit suffire à diminuer la portée historique des décisions prises par Donald Trump et son administration. Au-delà de sa personne, la période de défis et d'incertitudes dans laquelle les États-Unis s'engagent est le fruit de l'action combinée de forces conjoncturelles, mais surtout de renversements systémiques importants.

L'objectif de ce numéro de la Revue diplomatique est de replacer la trajectoire récente des États-Unis dans le contexte plus large de son histoire et de ses caractéristiques géopolitiques. À travers une approche dépersonnalisée et ancrée dans le temps long, ce numéro entend proposer une analyse multidisciplinaire de la superpuissance américaine.

  • Repli imparfait

La nouvelle doctrine de sécurité nationale indique que les affaires des pays étrangers concernent uniquement les États-Unis si leurs propres intérêts se trouvent menacés. Ce réalisme intégral se retrouve à la base des grands changements initiés dans la politique étrangère des États-Unis. La fin de l'USAID et le désengagement massif des institutions multilatérales telles que l'OMS, l'ONU et l'OMC (de facto) en est symboliquement l'illustration la plus évidente. Du point de vue opérationnel, la brutalité des rapports engagés avec les alliés traditionnels de Washington, qu'il s'agisse de l'OTAN ou de ses partenaires historiques en Asie, semble marquer un tournant diplomatique décisif. Par ailleurs, en réaction à ce qui a été présenté comme des décennies d'abus de la part de ces mêmes alliés, les États-Unis ont initié la plus grande poussée protectionniste depuis les années 1930, tout en instaurant un rapport de force systémique et continu.

Cette politique se heurte pourtant à d'importantes limites structurelles. Le défici commercial américain se creuse (+2,1 %) et certains secteurs clés, tels que l'industrie ou les technologies critiques, souffrent de la tension exercée sur les chaînes d'approvisionnement mondialisées. L'effet des coupes budgétaires se superpose à des indicateurs macroéconomiques en demi-teinte, contribue au mécontentement populaire déjà aimanté par le tournant sécuritaire assumé. Washington multiplie les interventions dans son horizon stratégique proche, tout en déployant la police de l'immigration (ICE), voire la garde nationale à plusieurs endroits dans le pays.

Les États-Unis cherchent à se replier sur leur environnement immédiat. Cela s'inscrit dans le prolongement d'une certaine tradition politique américaine, mais entre en contradiction avec les réalités matérielles et institutionnelles du pays.  

  • Rupture impossible

Les décisions prises par les États-Unis ne cessent de souligner l'impossibilité structurelle d'engager une rupture sélective et contrôlée. Les tensions économiques associées à la politique migratoire et commerciale illustrent tous les paradoxes de l'intégration américaine à la mondialisation. Acteur international indispensable du fait de son statut de superpuissance et de son poids normatif, les États-Unis sont néanmoins très éloignés des capacités d'auto-suffisance que sous-entend leur stratégie de repli.

Ces limites apparaissent sur le plan économique, jusqu'à justifier l'intervention des grands acteurs de l'industrie tech américaine auprès de la présidence. Une évolution qui vient d'ailleurs consolider le processus de mutation de l'État fédéral américain. La dépendance des États-Unis vis-à-vis de l'extérieur n'est pas tant la conséquence d'errements politiques, que l'aboutissement logique du système que Washington a activement contibué à mettre en place. Le succès économique des États-Unis repose sur l'exploitation des flux mondialisés, et l'essentiel de son architecture sécuritaire repose sur la coopération entre alliés. Les difficultés opérationnelles rencontrées par les États-Unis dans le cadre de leur guerre contre l'Iran sont liées en partie au refus des alliés européens de s'engager dans le conflit.

Il existe donc une tension inhérente entre le projet politique des États-Unis et les leviers réels, historiques, de leur puissance. Comprendre toute l'étendue de ce paradoxe nécessite de changer de focale. Il est nécessaire d'analyser les évolutions récentes dans une perspective de longue durée, mais également de croiser les perspectives, locales, régionales et internationales.

Modalités de participation

Sont invités à candidater tous les profils ayant une appétence pour le continent nord-américain et pour les États-Unis, pensés dans leur individualité et en tant qu'acteur global.

La conduite d'un numéro de la Revue diplomatique implique une bonne connaissance des enjeux géopolitiques associés à l'objet du numéro. Ce travail requiert également une vision systémique des problématiques régionales et globales en lien direct avec l'objet du numéro. La co-direction d'un numéro de la Revue diplomatique nécessite ainsi une certaine aisance organisationnelle et une certaine familiarité avec les acteurs institutionnels actifs sur ce sujet.

Les candidats sont invités à soumettre leurs propositions selon les modalités indiquées, en prenant soin de justifier leur démarche au regard de leurs objectifs professionnels ou académiques. Les différentes propositions seront examinées par la direction générale et un comité ad hoc composé de chercheurs associés à l'Iega, ainsi que de collaborateurs externes ayant une expertise sur les questions en lien avec les enjeux internationaux des États-Unis.

Ce travail vise à insuffler une dynamique nouvelle au département Amérique du Nord de l'Iega. Il s'inscrit dans la perspective d'une collaboration à moyen terme, voire à long terme. Cela implique la valorisation du travail d'actualisation à travers la participation à d'autres formats d'activités, telles que la réalisation d'entretiens écrits, ou de conférences. 

Informations pratiques et calendrier

Les documents suivants sont à envoyer à secretariat@institut-ega.org :  une table des matières préliminaires regroupant 15 à 20 thématiques à aborder et une notice explicative d'une à deux pages Word.

  • Date limite de soumission : 27 septembre 2026
  • Sélection : du 28 septembre 2026 au 11 octobre 2026
  • Annonce des résultats : lundi 12 octobre 2026

Avertissement relatif au plagiat et à l'usage de l'IA

Les propositions soumises dans le cadre du présent appel à projets doivent être originales, personnelles et libres de tout plagiat. Toute reproduction, totale ou partielle, de travaux, textes, analyses, données ou productions appartenant à un tiers, sans citation ou référencement approprié, est strictement interdite.

Les candidats s'engagent également à fournir un travail reflétant leur propre démarche intellectuelle et analytique. Les contenus produits ou substantiellement reformulés par une intelligence artificielle ne sauraient être présentés comme un travail personnel.

L'Iega se réserve le droit de procéder, à tout moment, à des vérifications d'originalité et de similarité, ainsi qu'à l'utilisation d'outils d'analyse susceptibles d'identifier des contenus générés ou substantiellement assistés par intelligence artificielle. Ces dispositifs constituent des outils d'aide à l'évaluation et peuvent être complétés, lorsque nécessaire, par une analyse humaine.

Tout manquement avéré aux principes d'originalité, de citation des sources ou d'intégrité du travail pourra entraîner l'exclusion de la candidature, y compris après sa sélection, ainsi que le retrait de toute distinction, publication ou autre avantage éventuellement accordé dans le cadre du présent appel à projets.