L'esprit constitue un champ de conflictualité à part entière. La notion de résilience, désormais couramment mobilisée dans la sphère civile ainsi que dans les mondes économiques et politiques, s'est pleinement imposée dans le vocabulaire des études stratégiques.
Fréquemment associée aux dynamiques de lutte informationnelle et, plus largement, à la guerre cognitive, entendue comme l'ensemble des stratégies visant à altérer les capacités de décision, les représentations mentales et les cadres de perception de l'adversaire, cette conflictualité invisible et violente produit pourtant des effets bien réels.
Ce numéro propose un état des lieux critique d'un concept clé, constitutif du phénomène plus large de réinvention des formes de conflictualité contemporaines.