Le renouveau du secteur spatial
Cette nouvelle carte, issue de notre ouvrage collectif à paraître en septembre prochain aux Éditions Ellipses et produite par Nato Tardieu, directeur du département de cartographie de l'Iega, illustre le renouveau du secteur spatial à l'échelle mondiale.

Le 8 avril 2026, les membres d'équipage de la mission Artemis II ont pu joindre leurs collègues astronautes de la Station spatiale internationale afin de leur raconter leur historique tour de la Lune. Ce succès scientifique et technique est le fruit d'un réinvestissement de l'administration des États-Unis dans la conquête spatiale, 57 ans après les premiers pas humains sur notre satellite naturel.
C'est une nouvelle course à l'espace qui s'ouvre, marquée par une percée du secteur privé (SpaceX, Blue Origin et Virgin Galactic) et par la montée en puissance de nouveaux acteurs étatiques, comme l'Inde ou les Émirats arabes unis. Selon les données du Forum économique mondial de 2024, l'économie du secteur spatial pourrait tripler entre 2023 et 2035 et atteindre jusqu'à 1 800 milliards de dollars.
Cette nouvelle « course à l'espace » constitue avant tout un enjeu de puissance et préfigure la rivalité croissante entre la Chine, qui enchaîne les succès en la matière, et les États-Unis, qui ambitionnent de renouer avec leur prestige passé dans ce domaine ; tandis que la Russie prend du retard à Baïkonour et que les Européens ont réussi le lancement d'Ariane 6 à Kourou.
Au-delà du symbole, la maîtrise du spatial est devenue essentielle à la guerre moderne, comme en témoigne l'importance des satellites espions, des systèmes de géolocalisation et du réseau Starlink sur le front ukrainien, avec le lancement de ses concurrents russe, européen, chinois et étasunien.
